dimanche 30 juin 2013

Les malheurs de Janice de Von Gotha


Erich Von Gotha est britannique contrairement à ce que son nom semble indiquer. Quiconque s'intéresse à la bande dessinée érotique se doit de connaître ses albums, summum outrancier du genre sado-maso.  Si Von Gotha a dessiné de nombreux albums, ce n'est jamais que le même thème décliné de différentes façons. Le destin d'une jeune femme soumise aux appétits sexuels de nombreux hommes et dont la libido se révélera à mesure de jeux de soumission de plus en plus hard.

À ce titre la série Les Malheurs de Janice reste la plus emblématique de son oeuvre, un sommet de vice porté par un dessin d'une belle élégance.
L'histoire de Janice débute dans l'Angleterre du XVIII eme siècle, dans une prison pour femme, ou elle est enfermée pour s'être fait avorter. Elle se verra offerte l'opportunité de quitter sa prison en se mettant au service du vicomte de Vauxhall. Ce dernier, sous couvert de réhabiliter des femmes pécheresses, entretient un harem des plus soumis à ses vices. Janice sera initiée à son rôle d'esclave de la plus dure des façons, exhibée puis quasi violer par tous les mâles présents, elle sera intronisée lors d’une orgie ou elle sera marquée au fer rouge.
Bien qu'elle ressente de plus en plus de plaisir, le vicomte n'aura de cesse de la casser afin de mieux la soumettre. Le premier album n'est qu'une suite de situations de plus en plus scabreuses. Dans le second volume Von Gotha va s'amuser à donner des espoirs de liberté à son héroïne avant de mieux la faire sombrer dans des orgies toujours plus dantesques. Si la vie de Janice n'est qu'une suite de péripéties dramatiques, le personnage évolue dans l'ambivalence entre son envie de liberté et sa jouissance à travers sa soumission. Une Bd assez crue et violente qui ravira essentiellement les hommes tant cela semble la représentation outrancière des fantasmes les plus répandue de la gent masculine. Outre le scénario, le dessin est un des éléments clés du succès de cet auteur. D'un point de vue terre à terre, le dessin est excitant avec ses jolies femmes filiformes, qui se soumettent inlassablement à des hommes aux sexes de dimensions surréalistes. D'une façon plus artistique, Von Gotha a un trait fin et très élégant, sûrement fait à la plume et rehaussé de nuances de gris aux feutres. Il a un certain talent pour les décors et sait jouer de façon habille pour rendre dynamique sa mise en page. Mon seul regret c'est l'inégalité de son travail, certaines cases sont de véritables bijoux, d’autres sont bâclés vite fait sans aucune finesse. Même chose pour le scénario qui se concentre parfois trop sur le porno au détriment d'un contexte cohérent de lieux, de temps ou de personnage. Cela vient sûrement de la parution sous forme d'épisodes dans la presse BD. Cela dit ma réflexion ne concerne que les premières éditions, peut être les rééditions ont corrigé quelques détails.

Toujours est il que l'élégance du dessin et le raffinement hard des histoires, font de cette série un classique du genre.







1 commentaire:

  1. dur dur de faire cohabiter le sexe hard avec une histoire véritable

    RépondreSupprimer